Les Panthers s’invitent dans le dernier carré

Cette saison tellement particulière touche à sa fin, mais quelle fin, quelle apothéose pour nos Panthers !
Pour la première fois dans la courte histoire de notre club, les Panthers ont décroché un fauteuil dans le dernier carré.
A la force du poignet, dans les conditions difficiles d’une saison perturbée par la pandémie et sans la chaleur de leur fidèle public, elles se sont hissées dans le « top quatre », ce club très fermé qui seul, cette année, aura le droit de disputer ces play-offs tant convoités.
Cette accession au « final four » de notre élite, nos filles ne l’ont pas volée, même si pour beaucoup elles font figure d’invitées surprise au festin de l’après-saison.
Car au Bois St-Jean, on n’appartient pas au cercle des nantis de la balle orange. Mais à défaut de moyens, on a du coeur à revendre ! Pas de budget à rallonge digne d’un club masculin, pas d’armada de joueuses étrangères, pas de génération d’exception ! Non, tout simplement de la modestie, de la volonté d’aller de l’avant, de la détection, de la formation et surtout, surtout, du travail !  Des heures d’un travail de longue haleine  et des litres de sueur mises au service d’un collectif sans faille bien soutenu dans l’ombre par le superbe travail d’un comité de bénévoles dévoués à leur club.
Ce jeudi, nos Panthers partiront à l’assaut d’une montagne, les multiples championnes de Braine, en quelque sorte l’Everest du basket féminin belge. Soyons de bon compte: nos chances sont très faibles de créer la sensation, que ce soit sur un match et plus encore sur une série de play-offs. Mais avant même de monter sur le terrain, notre saison sera d’ores et déjà totalement réussie.
En effet, une nouvelle fois avec un noyau essentiellement composé de jeunes étudiantes bien entourées et un seul renfort étranger, nous avons continué à progresser. Comme chaque année depuis la création du club voici sept ans, nous avons franchi un palier supplémentaire.
Alors profitons-en sans arrière pensée ! Vivons l’instant présent et disputons cette apothéose la fleur au fusil et le sourire aux lèvres, car nous n’avons rien à perdre, nous avons déjà gagné !