L’EuroCup, Saint-Nicolas des Panthers…

Retour sur une soirée particulière : Mercredi soir, en prélude à la dernière rencontre de leur campagne européenne, Saint-Nicolas est venu rendre visite aux Panthers. Il n’a pas oublié non plus de gâter un groupe d’enfants issus du Centre d’accueil de demandeurs d’asile de Fraipont.
Venait ensuite le match contre La Roche-Vendée. Actuellement quatrièmes en LFB (la ligue féminine française, sans doute la compétition la plus dense en Europe), les Vendéennes sont intrinsèquement un beaucoup trop gros morceau à croquer pour nos Panthers (battues 90-51 à l’aller). Et pourtant, jouant crânement leur chance après un départ hésitant et un déficit athlétique évident, celles-ci accrochaient les Françaises jusqu’à l’entame du dernier quart avant de craquer physiquement. De quoi s’attirer le respect du coach Emmanuel Body:  « Je tiens à les féliciter, elles nous ont rendu la tâche difficile, on a vraiment dû s’employer. On voit les progrès évidents de cette équipe depuis le début de la compétition. Il leur manque simplement de la taille et du physique comme on peut en avoir en France. Chapeau à mon collègue qui tire vraiment le maximum de son effectif ». Un compliment qui allait droit au coeur de Pierre Cornia, évidemment satisfait de cette soirée – « Dommage simplement ces 13 pts sur les cinq dernières minutes mais l’adversaire avait cette capacité d’encore hausser le ton dans l’intensité alors que nous étions cuites après 35 minutes de  combat. A ce moment le mental n’a plus pu compenser le physique » – mais aussi de la campagne européenne de ses joueuses. Alors que manque-t-il aux Panthers pour encore franchir une étape ? la réponse fuse, instantanée: « Un budget ! Pour pouvoir garder nos joueuses mais aussi pour pouvoir se renforcer avec une taille et du physique. Ce budget, il ne doit pas être énorme car on ne changera pas notre fusil d’épaule. On est un club formateur et donc on ne jouera jamais avec cinq étrangères mais en conservant notre équipe avec une ou deux joueuses plus grandes, plus physiques mais aussi plus mûres pour entourer nos jeunes, on pourrait encore progresser et mieux représenter encore la ville, la province, la Wallonie ».